Rolande fleurs article de presse l'indépendant narbonne

par Rolande fleur fleuriste les halles narbonne  -  17 Février 2012, 14:04  -  #fleuriste narbonne

Une belle renaissance par la grâce des fleurs

Un ancien de boucher converti en stand de design végétal et floral : c'est le pari de Rolande aux halles. Une belle leçon d'optimisme.

Des pétales de roses sur l'étal du boucher, de la mousse et du lierre sur le bois élimé d'un billot qui a vu sélectionner tant de pièces rouge sang. Il faut être audacieux et libérer la poésie en soi pour imaginer la transformation d'un ancien étal de boucher en fleuriste. Rolande l’a voulu et l’a créé à son image. Son étal de design floral ne ressemble à aucun autre. En cette Saint-Valentin, l’endroit respire le bonheur. Tel un parfum, il colle à la peau de cette ancienne organisatrice spécialisée dans l'événementiel. Après avoir participé au montage de spectacles, puis œuvré dans la communication culturelle, elle a été contrainte de changer de vie. Une reconversion réussie grâce à une opiniâtreté et une audace certaine.  « J'ai toujours été attirée par les fleurs, et j'ai toujours voulu travailler avec mes mains ».

Après un parcours professionnel accompli, elle se retrouve au chômage à Bordeaux, mais refuse d’y rester. Originaire de la Haute Vallée, Rolande tente de retrouver l’Aude. 
« Le changement de vie m’offrait l'opportunité de vivre dans ma région. J'ai donc choisi de retrouver mon département ; Mais un commerce en Haute Vallée n'était pas rentable. J'ai choisi les Halles parce que c'était pour moi une évidence! Pour la vie, le bouillonnement qui en émanent ». Elle connaît alors le parcours du combattant du créateur d'entreprise. Comment concrétiser ce qui, au départ n'est qu'une idée, une envie? Et passer à la réalisation? « J'ai été remarquablement assistée par la boutique de gestion. Là, on m'a pilotée, on a étudié mon projet et soutenu pour le monter. J'ai eu ensuite l e soutien de l’Airdie, un organisme qui aide à obtenir le financement auprès des banques ». Rolande a pu bénéficier d’une formation au titre d'un projet qualifiant régional en horticulture et en art floral.

Se lancer en période de crise, sans filet, est hasardeux.

Rolande, elle, n'a pas hésité: « Ça fait partie de mon caractère combatif, j'ai toujours lancé et réalisé des projets dans L'événementiel ». Rolande ne travaille que la fleur de saison qu'elle va chercher elle-même deux fois par semaine, le lundi et jeudi.

Ce choix de la fleur fraîche, « au coup de cœur » privilégie les producteurs français, et garantit la conservation maximale des bouquets. Elle « customise » la fleur, la transforme à son image. Les plantes sont nettoyées une par une, et coupées au couteau.

Bichonnées, les bottes sont enveloppées dans du papier de soie pour éviter l’humidité. « Je les isole, je les suspends, je les mets en valeur avec de la mousse, du lierre, des branches. Je crée un mur végétal avec du grillage et de la toile de jute ». Une créativité qui lui permet de mettre en avant des compositions originales loin des bouquets classiques. Son imagination débridée alliée au goût de la chine la pousse à des mariages surprenants.

« Pour moi, c'est une passion, et ça me rempli de bonheur, ça me charge d'énergie et de couleurs ». À 50 ans, Rolande s'est réalisée professionnellement avec passion, conviction et compétence.
« Quand, on le sent très fort au fond de soi, il le faut le faire, car ça mène au bonheur >.
 

Journal l'indépendant du mardi 14 févrirer 2012, signé la la journaliste V. D.

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Photo, légende : Devant la chambre froide couleur framboise, les compositions florales de Rolande sur des crochets de boucher.